Jessie Ware – Devotion

Avec son premier album Devotion, la jeune britannique Jessie Ware a marqué l’année 2012 d’une empreinte vocale nouvelle, chose qui faisait défaut à bon nombre de chanteuses estampillées ‘soul’ qui n’apportent rien de neuf au registre.

Jessie Ware a donc quelque chose de différent. Et ce n’est pas tant dans la voix (comme les autres elle chante admirablement, mais son timbre n’a rien d’original) que dans la musicalité de ses chansons. L’artiste allie en effet des textes traditionnels à des arrangements électro du meilleur effet, ce qui donne un résultat bien plus intéressant que  ce que nous auraient donné des instruments classiques, qui sont pourtant la solution de facilité la plus répandue quand il s’agit de mettre en avant une voix.

Sans aller jusqu’à donner un côté R’n’B à son album, Jessie Ware donne la bonne rythmique à ses morceaux et combine parfaitement sa tonalité caressante à des synthés et autres gimmicks électroniques. Le trio Wildest Moments / Running / Still Love Me qui se détache nettement dès le début du disque démontre parfaitement les capacités de la chanteuse autant que ses divers arrangements. Ce passage sert donc de repère : on rentrera définitivement ou non dans l’univers de l’artiste, car le reste de l’album est de la même trempe. De très belles choses — avec des instruments plus classiques — se dégagent également de Night Light, et même si la dernière partie de l’album perd de l’intensité par rapport aux morceaux entendus avant, ce Devotion reste un premier album marquant qui met en avant une artiste n’ayant pas peur de prendre des risques. Et c’est toujours agréable.

3 / 5
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