Queen of Montreuil

Un film à la bande annonce pompeuse a aujourd’hui peu de chances 1) de capter l’attention, 2) d’être apprécié. C’est pourtant le pari réussi de QUEEN OF MONTREUIL, nouveau long métrage de Sólveig Anspach, islandaise d’origine installée à Montreuil, région parisienne. Et si la crainte de découvrir une comédie nichée au coeur de la communauté artistico-intello de l’est parisien se confirme, le charme opère pourtant grâce à une insouciance de chaque instant et une folie douce de bout en bout (même si les aspects sociaux et communautaires ne sont jamais loin). Itinéraire d’une femme au bord de la crise de nerfs.

Dans QUEEN OF MONTREUIL, une jeune réalisatrice venant de perdre son mari (deux handicaps, déjà) recueille deux islandais, une mère et son fils, chez elle. Ses amis et voisins la soutiennent dans cette épreuve, un peu trop d’ailleurs. Entre ces condoléances, un duo étrange et une otarie dans une baignoire, Anspach parvient à ne pas prendre racine dans cet environnement un peu trop narcissique pour s’envoler sur les hauteurs, entre les grues de chantier et l’air libre au-dessus de nos têtes. Une sorte de deuil assez touchant, emmené par la fragilité de Florence Loiret-Caille, qui évite de trop s’apitoyer à chaque séquence.

Loin d’être parfait, QUEEN OF MONTREUIL manque de consistance à certains endroits, et ne parvient pas à conclure les moments résolument drôles. Tragi-comiques, jamais loin d’un sourire, cette odyssée citadine un poil loufoque offre du réconfort sans trop d’idioties. Une petite respiration au creux d’un box office ravageur.

3 / 5
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