Babyshambles – Down In Albion

Attendu comme l’héritier de l’excellent mais éphémère groupe The Libertines (disparu après deux magnifiques albums), voici le premier opus de Babyshambles et de son charismatique leader Pete Doherty. Oui, Pete Doherty, valeur sûre de la presse à scandale mais aussi (et surtout ?) musicien talentueux. Ce sont principalement les deux aspects qui se retrouvent dans le disque. Le débat est ouvert sur la qualité du mélange…

16 chansons pour plus d’une heure de musique, voilà qui est alléchant de prime abord.

Titres à retenir : Fuck forever, Pipedown, Back from the dead, Loyalty song, Up the morning.

Difficile de faire abstraction de Kate Moss sachant qu’elle participe sur la première piste ; difficile surtout de savoir qui est la belle et qui est la bête. Le moins que l’on puisse dire sur l’album en général, c’est que l’on retrouve l’aspect brouillon que l’on avait apprécié sur les deux disques des The Libertines. Mais ici, c’est plus la personnalité de Pete Doherty qui transparaît de façon moins agréable parce que moins canalisée. Au final cela part dans tous les sens, sans un minimum de construction. On notera par exemple l’arrivée de Pentonville et son ragga en piste 10 sans nous avoir préparé auparavant à un tel changement. Cela fait tâche…

Désordonné et lassant, l’album des Babyshambles est finalement à l’image de son sujet sur le forum de Sound of Violence. C’est dommage de ne pas savoir se tenir correctement quand on a un tel potentiel… Doherty fait très peu varier sa voix et c’est décevant. Down In Albion est un album inachevé, car si la totalité de ses chansons avait été retravaillée convenablement, on aurait abouti à un disque de légende. C’est donc un sentiment assez déroutant de frustration qui peut parcourir l’auditeur. Parmi les victimes de cette déception, Up the morning qui aurait pu être dix fois mieux alors qu’elle est déjà d’une richesse et d’une qualité indéniable.

Que dire au final de Down In Albion après tant de tergiversations ? C’est un album très correct d’un groupe mené par un compositeur très talentueux mais qui laisse trop sa personnalité détestable transparaître dans la construction du disque. C’est un Carl Barât qu’il lui manque. C’est Albion qu’on assassine…

À lire aussi ⬇️

Devenez contributeurs/rices. 👊

Rejoignez un magazine libre et respecté. Depuis 2004, Onlike recense pas moins de 46 contributeurs indépendants dans ses colonnes,

en savoir plus
NEXT ⬇️ show must go on