On a rencontré Denai Moore au hasard de son premier EP, c’était en mai 2013.
C’est donc non sans une certaine émotion que l’on se retrouve deux ans plus tard à écrire pour parler de son premier album, Elsewhere, et se poser avec une satisfaction non dissimulée sur ces douze titres qui confirment tout le bien que l’on avait ressenti à l’époque. Ce qui frappe d’entrée chez Denai, c’est sa voix de jeune fille mature, puissante et en contrôle. Elle nous entraîne au travers de ses compositions, ses textes qui relatent histoires personnelles et émotions.
Elsewhere démarre magnifiquement, avec ses trois premières chansons (Piano Song, Absent et Blame qui constitue l’apogée de ce trio) avant de se poser sur un rythme plus régulier, où Detonate joue la transition qui amorce et annonce un peu plus de ballades. Flaws, I Swore… et jusqu’au final Last Time, toute la seconde moitié du disque en est composée. Elsewhere fait donc résolument le choix d’être en deux parties bien distinctes. Ce ne sera pas forcément du goût de tout le monde (et pour ma part le mode de lecture aléatoire aura ma préférence) mais cela n’enlève en rien la beauté de l’univers de Denai Moore. On en redemande.
4 / 5