Blood, deuxième album de Rhye, et toute la délicatesse de la soul

Mike Milosh, désormais seul derrière le nom de Rhye, ne faillit pas à sa promesse faite il y a cinq ans avec le premier album Woman et découvert au festival Pitchfork en 2015. La promesse de marier le downtempo et la soul dans un mélange de douceur qui laisse planer le doute sur son auteur : un homme ? une femme ? un groupe ?

La pochette de Blood, tout comme l’ensemble des précédentes (album et EP) fait partie de cette volonté de brouiller les pistes. Elle montre le corps nu de la petite amie de Milosh (après une baignade dans un lac islandais). Pourtant c’est bien lui que l’on entend sur tout l’album : musique et paroles, composition et interprétation. Et même un certain sens de la photographie. Comme dans ses clips, qui eux aussi continuer de semer le trouble.

Rhye, par sa musique et son nom de scène, nous renvoie à Ry X, mais aussi à Cigarettes After Sex ou The XX. Décidément beaucoup de lettres en commun entre tout ce beau monde, et une qualité globale exceptionnelle. Sur Blood, il y a donc ce downtempo, ce style qui consiste à avoir un rythme lent et une instrumentation plutôt légère. Mais il y a aussi la soul, caractérisée par cette basse chaleureuse et langoureuse. Le mélange est parfait. Il tient même sur la longueur de l’album (avec des moments plus intenses comme Waste, Please, Song For You), malgré quelques sonorités parfois répétitives. Mais le final vaut le détour, avec Phoenix (et la présence remarquée d’une guitare) ou l’ultime morceau Sinful.

Blood était un album très attendu, et il ne déçoit pas. Il propulse Mike Milosh au rang d’artiste multi-facettes, multi-talents, sonores et visuels. Une perle rare.

4.3 / 5
À lire aussi ⬇️

Devenez contributeurs/rices. 👊

Rejoignez un magazine libre et respecté. Depuis 2004, Onlike recense pas moins de 46 contributeurs indépendants dans ses colonnes,

en savoir plus
NEXT ⬇️ show must go on