Commençons l’année 2007 en douceur avec James Morrison. Pas Jim, mais bel et bien James, la jolie petite gueule qui n’est pas sans rappeler un jeune Chris Martin des débuts. Pourtant là le genre n’est pas exactement le même pour ce pop-rock (surtout pop) promu sur les ondes avec You Give Me Something qui a de quoi faire passer très vite la première piste de l’album, Under The Influence. A tel point d’ailleurs que l’on reste assez longtemps « sous l’influence » de ce titre pour la suite de l’album, sauf pour les ballades comme The Pieces Don’t Fit Anymore par exemple. Mais la valeur ajoutée de James Morrison sera une inclusion discrète et ingénieuse de cuivres dans ses compositions, tout comme également une voix légèrement éraillée plutôt agréable qui change un peu de ce que l’on peut trouver actuellement.
Et puis il y a sur certains passages le piano, qui lui confère un petit côté Norah Jones au masculin. Dans l’ensemble cependant le rythme retombe assez vite par rapport au single, sauf exceptions comme Undiscovered qui résonne de la même manière, les choeurs gospel en plus. La bonne surprise viendra de ce Call The Police « enragé », avant de terminer le disque dans la simplicité agrémentée pour This Boy, le jazzy If The Rain Must Fall et bien sûr The Last Goodbye artificiellement étiré pour finir l’album.
Pas de révolution pop donc, mais un disque légèrement au-dessus du lot par les quelques ficelles qu’il tire pour se hisser par rapport aux autres. Undiscovered , évidemment avec un tel titre on est tenté de passer par un jeu de mot que d’autres critiques n’hésiteront pas à faire alors autant s’y mettre :
– un artiste à découvrir,
– une sympathique découverte,
Voilà c’est fait.