J-P Plunier semble s’être trouvé son nouveau Ben Harper à produire, maintenant que ce dernier s’auto-produit. Jack Johnson, surfeur cool et musicien à ses heures perdues, est un nouveau phénomène, de mode. En fait, il est tout mimi Jack, il nous fait des petites compos toutes simples et toutes douces sur sa guitare sèche entre deux spots.
Le résultat est là : 14 titres qui peinent à dépasser les 40 minutes, c’est dur. 14 titres du même calibre : des ballades d’une pop super classique, de l’édulcoré pour séduire n’importe qui. Et ça marche. Pourquoi ? parce que nous sommes en été, et cet album est calibré pour la saison chaude. On se sent en vacances en l’écoutant, il fleure bon le sable, la lecture d’un magazine à la con sur une plage, imbibé de monoï et déconnecté du monde grâce à son walkman. Jack vient fredonner des paroles qui ressemblent à des « on fait quoi pour le barbecue ce soir ?« , « et si on sortait en ville prendre une glace et un cocktail, avant le feu d’artifice ?« , « tiens, j’ai encore acheté un collier de coquillages que je ne mettrai même pas à la rentrée, mais il va bien avec mes tongs en ce moment« .
Enfin voilà quoi. Pour ceux qui travaillent, Jack est un peu déprimant. In Between Dreams, un album jetable à ressortir… pour écrire des cartes postales.