Plan B – The Defamation Of Strickland Banks

Je n’attendais rien de Plan B. C’est tout juste une curiosité de voir son nom revenir régulièrement dans les charts britanniques qui m’a poussé à écouter The Defamation Of Strickland Banks, son deuxième album (car Plan B s’appelle Benjamin Paul Ballance). Et vu le délai entre la sortie de l’album et ma première écoute, on peut le dire, c’est enfin une erreur de réparée.

Car The Defamation Of Strickland Banks est surprenant. Il ne se cantonne pas au genre soul auquel on s’attend. Il a plusieurs facettes. Et bien loin de rester tranquille dans la facilité, Plan B ose beaucoup, avec succès. La clé : un talent incontestable pour manier les genres musicaux. Alors que d’autres albums seraient taxés de « simples copieurs » tant ils usent et abusent de styles maintes fois reconnus, Plan B est un vrai artiste : lui non plus n’invente rien, mais c’est en véritable orfèvre qu’il façonne ses titres. Tantôt il emprunte à Stevie Wonder pour les plus traditionnels de ses morceaux (Love Goes Down, Welcome To Hell), tantôt son côté rappeur reprend le dessus et donne tout le relief de l’album.

Parmi les titres les plus marquants, il y a évidemment She Said où le phrasé de Plan B s’en va côtoyer The Streets ou Just Jack. Mais il y a aussi et surtout Stay Too Long, plus agressif, plus violent, où l’on lorgne cette fois avec un final digne des Beastie Boys ou de Rage Against The Machine. Surprenant, surtout si l’on découvre Plan B par sa facette soul.

Darkest Place, Prayin’ ou encore The Recluse parachèvent la réussite de The Defamation Of Strickland Banks. Un album extrêmement varié qui passe pourtant admirablement bien en continu. Le Plan B se déroule parfaitement.

ci-dessous, Stay Too Long.

4 / 5
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