Jack White. Difficile de le détacher de The White Stripes, même après ses escapades avec The Raconteurs ou The Dead Weather. Et le voici enfin en « full solo » avec Blunderbuss, sans fioritures. White n’a pas besoin de se faire un nom et pourtant il semble avoir du mal à installer sa notoriété auprès du grand public. Réparons cela : Blunderbuss mérite toute notre attention, d’abord parce qu’il ne déroutera pas (le style musical, la voix très reconnaissable), ensuite parce qu’il est riche en sonorités dans un joyeux mélange blues-rock-country-folk.
Assez classique sur sa première moitié (rock), la diversité se fait mieux entendre à mesure que l’on progresse. Certes, on abandonne rapidement très rarement les guitares, mais l’album offre des variations bien senties. Le phrasé sur Freedom at 21, le style épuré et les violons sur Blunderbuss, le piano sur Hypocritical Kiss, le rythme très dansant sur I’m Shakin’, et diverses collaborations vocales.
En réalité, le disque paraît bien plus long que ses 41 minutes. Sans doute grâce à sa richesse musicale justement. Il se termine sur le complexe Take Me With You When You Go, synthèse assez juste de tout ce que l’on a écouté précédemment.Et Blunderbuss nous laisse donc avec la satisfaction d’un Jack White qui a réussi à se libérer pour assumer pleinement sa propre musique.
4 / 5