C’est avec une certaine joie que l’on retrouve The Subways, qui nous avaient laissé depuis fin 2005 et leur premier album Young For Eternity. Ils reviennent donc avec All Or Nothing, toujours aussi riche et énergique. Et une belle pochette.
Dans l’ensemble, on peut dire que le groupe n’a rien perdu de sa vigueur, comme en témoigne le démarrage du disque, sur les chapeaux de roue, avec Girls & Boys et Kalifornia. Le mélange mixte des voix (celle de Billy Lunn et de sa copine Charlotte Cooper) opère toujours aussi bien qu’avec leur gros tube précédent, Rock & Roll Queen.
La marque de fabrique de The Subways, c’est donc d’être un trio anglais qui fait du rock dans le pur style californien — ça tombe bien, c’est l’été — parfois même mieux que les groupes américains eux-mêmes. Et ça marche. A vrai dire ça vous décomplexe aussi (« Non non, moi j’écoute du rock anglais, pas de la soupe US« ), bien que l’on n’en soit pas encore rendu à du Fall Out Boy (qui viennent de Chicago) ou de The Killers (de Las Vegas, déjà plus près, tout comme Panic At The Disco) ou de Blink 182 (San Diego : gagné).
All Or Nothing possède donc ces titres imparables remplis de riffs de guitares acérés, de basse menaçante et de batterie tapageuse. Pas beaucoup de fautes de goût sont à relever, sauf peut-être le trop énervé Turnaround rempli de « yeah, yeah! », et l’on a même droit à la sempiternelle ballade avec Strawberry Blonde ou le titre final Lostboy (titre final avant les deux pistes bonus, si vous avez la bonne édition; je vous conseille Streetfighter). C’est vrai que la première partie de l’album séduit plus que la suite, mais je me suis quand même laissé entrainer par Lostboy justement, qui montre que The Subways peuvent aussi écrire et composer avec succès dans un registre plus calme. Epreuve réussie, All Or Nothing donne toujours envie de s’intéresser au groupe. Ils ne démériteraient pas dans un Guitar Hero.