C’est rigolo CHEAP THRILLS. Une bonne vieille série B au concept bien encadré qui évite les courses poursuites en forêt ou les familles difformes. Avec CHEAP THRILLS, on est plus dans le pari foireux, celui d’une fin de soirée mal terminée. Et ça se termine souvent en mal de crâne à se demander ce qu’il s’est passé.
Comprenez, deux potes tombent sur un flambeur et sa (très) jeune femme, et rentrent dans leur jeu de plus en plus sadique : réussir le moindre de leur défi en échange de sommes d’argent de plus en plus importante. Après le côté soft en public, les voilà s’enfermant dans un appartement où tout peut déraper… Et tout dérapera forcément puisque l’idée est ici de dériver lentement vers un sadisme de base, où les deux crétins et le couple vont monter en pression pour tout faire exploser. Et pour autant, le film n’arrive pas totalement à convaincre. La faute à une envie de maintenir le suspense sans totalement foncer vers l’explosion attendue, et tout faire pour construire quelque chose qui ne demande qu’à s’effrondrer.
Ne souhaitant pas entrer dans le trop violent ou trop sexuel, CHEAP THRILLS reste un peu la version tout public d’un SAW, freinant de tout les côtés pour ne pas trop en faire. On passe donc son temps à suivre l’étrange jeu des 4 protagonistes sans trop s’effrayer pour la suite. Et le final, moins politiquement correct, ne fait qu’echo à cette envie de sortir un film avec un brin de consistance mais qui échoue, malgré la bonne humeur générale, à marquer.
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