Grizzly Bear – Painted Ruins

On ne passe pas à côté d’un nouvel album de Grizzly Bear. Même sans être fan, du groupe ou du genre, on y prête une oreille « au cas où ». Au cas où il recèlerait une nouvelle pépite dans la lignée de ce que l’on a pu extraire de Shields ou Veckatimest, ce dernier opus datant de 2012 (déjà).

A la première écoute de Painted Ruins, rien d’immédiat. Pourtant, dès les premières notes de Wasted Acres, il y a cette sensation jazzy qui enveloppe comme une couverture chaude un soir d’automne. le morceau fait clairement office de retrouvailles, sans efforts.

Les choses sérieuses commencent donc avec Mourning Sound, rapidement placé comme l’un des morceaux-ambassadeurs de l’album. Là encore, sans fournir de gros efforts, Grizzly Bear réussit son coup.

Mais ce qui marque le plus sur Painted Ruins, c’est la rythmique si caractéristique du groupe, désormais renforcée. Son côté destructuré, ses ruptures (Cut-Out)… tout est là, et ce qui plaisait déjà aux fans ne fait pas défaut. Reste ce petit manque de hits, des titres qui embarquent immédiatement comme pouvaient le faire Two Weeks ou Yet Again. Il y a bien Neighbors (ou Mourning Sound déjà évoqué) mais le niveau est somme tout en-dessous.

Alors, moins bon, ce Painted Ruins ? Pas du tout, juste différent. Il s’insère parfaitement dans la discographie du groupe et le renforce même comme un nom à part, habité, et possédant une âme. Cet automne ou cet hiver, vous ne le regretterez pas.

3.5 / 5
À lire aussi ⬇️

Devenez contributeurs/rices. 👊

Rejoignez un magazine libre et respecté. Depuis 2004, Onlike recense pas moins de 46 contributeurs indépendants dans ses colonnes,

en savoir plus
NEXT ⬇️ show must go on