Il y a des groupes dont on attend absolument aucun changement. Beirut est de ceux-là. Beirut ne sera pas Beirut s’il ne faisait plus de Beirut. Heureusement No No No, quatrième album de la formation de Zach Condon, sonne comme il se doit.
Les cuivres sont bien présents, les guitares bien absentes. Tout est en ordre dans cette folk jazzy orchestrée en toute simplicité. Trop de simplicité peut-être ? Pas si sûr ; même s’il est vrai que la majeure partie des titres affiche quelques similarités, on repère assez vite une certaine singularité dans l’instrumental As Needed, ou dans la jolie évolution de Fener.
Pour autant, et parce que le rythme général est plutôt lent (pour un album très court : 29 minutes), on appréciera surtout les titres qui haussent le tempo (de façon toute relative) : Gibraltar, qui ouvre le disque, ou Perth. On est loin d’un Santa Fe, mais qu’importe : avecNo No No, Beirut nous a servi du Beirut. C’est tout ce qu’on lui demande.
3.5 / 5