Broken Bells – After The Disco

Pas folichon même si ça se laisse écouter.

J’ai failli arrêter là cette critique du deuxième album de Broken Bells, stoppant net une explication détaillée de ma déception, puis je me suis dit que vous n’en auriez pas pour votre argent. Après je me suis souvenu que de toute façon vous ne payez pas, alors finalement faisons les choses sans prise de tête, très simplement, en deux parties.

Partie 1 : Ça se laisse écouter

On serait un poil trop méchant à descendre l’album dès le début. After The Disco commence de manière honnête avec Perfect World, qui surprend par sa longueur (6’24) mais pas par son contenu, en premier lieu la satisfaction de retrouver la voix de James Mercer comme valeur refuge. Ce n’est qu’après, que l’on expérimente la nouvelle tournure prise par le duo Broken Bells. Très électro-pop, beaucoup moins folk que sur leur excellent premier album. Le problème, c’est que l’inspiration n’est pas là, et l’on s’en rend compte assez vite.

Partie 2 : Ça n’est vraiment pas folichon

Astuces sonores éculées, arrangements bateaux, production générale poussive, le retour de bâton est violent envers Danger Mouse. After The Disco semble déjà entendu et épuisé sur les ondes dès sa sortie. On tombe dans le pire du « easy-listening » : trop easy. Qu’il s’agisse de Control, Medicine, ou carrément toute la dernière partie de l’album, les oreilles s’endorment à force d’enchaîner les clochettes, refrains en choeurs aigus, riffs simplistes. Pas de renouveau, seulement une vaine tentative de transformer un premier album avec une suite « un peu différente ». Mais ça ne prend pas. Et pire que tout : on ne ressent aucune motivation du côté du duo. Un constat d’échec général, qui suscite de sérieux doutes quant à un troisième disque.

2 / 5
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