Le rendez-vous était pris. Voire même dépassé ; le Trianon affichait complet depuis plusieurs semaines. Le retour de GIRLS IN HAWAII, groupe belge de pop langoureuse, était attendu . De par leur musique, leur histoire, les GIRLS… n’ont pas connus la facilité mais ont su évoluer. Pour leur troisième album, encore non chroniqué dans ces lignes, c’est un changement de ton mais pas de style. Et qu’on se rassure ; leur prestation scénique est bien au-dessus de l’idée qu’on pourrait s’en faire.
Difficile de ne pas évoquer une certaine tendresse à l’égard de GIH (en plus court), dont le dernier opus, sombre et mélancolique, n’hésite pas à parler frontalement (ou musicalement) de la perte d’un des membres du groupe, disparu trop tôt dans un accident de voiture. Et pourtant, sur scène, c’est l’expérience qui parle. Et une certaine évolution, qui nous fait dire qu’on fait bien de ne pas rater leur passage. Il y a du chemin de parcouru depuis 2005, des concerts et des ambitions. Les morceaux sont là, leur tonalité bien plus enveloppée, rythmée, modifiée. Du vrai rock, un peu d’électro, et surtout de l’envie. Le partage est total, le concert réel dans un Trianon parfait pour les recevoir. On n’évite pas quelques aléas techniques (mineurs), on discute, on rit. Plus qu’un concert, un vrai moment, et une belle soirée de retrouvailles. Il s’agirait maintenant de ne plus laisser autant de temps avant de se revoir, non ?
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