Aaaaah James Morrison. Il nous revient plus d’un an après son premier album, avec une recette inchangée qui devrait toujours autant satisfaire son public.
C’est un type bien, James. Pas seulement parce qu’il est né un 13 août, mais aussi parce qu’il fait plein d’efforts dans ses compos pour ne pas qu’elle ressemblent (trop) à la pop habituelle calibrée des ondes radios.
Et en l’occurence nous avons droit à divers titres intéressants : The Only Night en ouverture, le single You Make It Real, le morceau d’après Please Don’t Stop The Rain, et encore ensuite le titre Broken Strings en duo avec Nelly Furtado qui sent le single à plein nez lui aussi (ce qui risque d’être une erreur).
Le problème, comme l’indique le chroniqueur du journal The Independent qui descend en règle l’album, c’est l’avalanche de clichés dans les paroles et les éternelles rengaines des thèmes abordés. Exemple révélateur, le trio « you-me-love » qui fait que 8 morceaux sur 12 possèdent — dès son titre — l’un de ces mots ou ses dérivés : « yourself », « I »… Alors même si je ne suis pas d’accord avec les titres mis en exergue par le chroniqueur je dois bien lui reconnaître la pertinence de ses arguments et les confirmer. C’est dommage. On aimerait tous qu’un type sympa comme James Morrison fasse un peu mieux.