On se dit parfois que le songwriter américain Kurt Vile est inattaquable tant il est acclamé. Mais pourtant, avec Wakin On A Pretty Daze qui fait suite à Smoke Ring For My Halo en 2011, on atteint des sommets. Des sommets de longueur (11 pistes mais 70 minutes), des sommets de langueur : l’album se traîne sur des compositions qui n’évoluent pas beaucoup, voire pas du tout. Et si l’on est souvent conquis par le folk du début de chaque titre, on finit par souhaiter vivement que la chanson d’après n’arrive. Vraiment. Mais faites le test : appréciez les 9’24 du morceau éponyme Wakin On A Pretty Daze qui ouvre l’album (au passage, ce n’est pas le morceau le plus court) et vérifiez que vous n’avez pas envie d’avancer dans la chanson ou de passer à la suite.
Convaincu(e) ? Et bien c’est ça, Wakin On A Pretty Daze : des titres qui auraient pu être beaucoup plus courts mais ne le sont pas, et finissent invariablement par se répéter. Volonté délibérée de Kurt Vile, ils donnent à l’album ce côté vagabond qui traîne son baluchon sur les routes poussiéreuses de l’ouest. Pourtant, difficile de ne pas reconnaître la qualité des compositions (Girl Called Alex, qui fait… 6’20) mais on se laisse trop facilement gagner par la lassitude pour ne pas la mentionner ni en faire abstraction lors du verdict sur l’album.
2.5 / 5