Sorti cet octobre en France (en début d’année aux USA), The best little secrets are kept est le premier album du groupe Louis XIV et porte en lui beaucoup d’espoirs, car l’ensemble est franchement réussi. Dans ce rock au départ de forme classique, cette formation originaire de San Diego a su apporter des sonorités élégantes et originales pour sortir d’un simple et piégeux revival.
Le groupe se permet donc un album court mais de qualité, de quoi laisser augurer du meilleur pour la suite.
Et puis en prime, tout un exposé sur les pochettes de l’album…
Louis XIV, ce sont 10 morceaux pour 38 minutes de musique. Mais c’est aussi une pochette qui fait parler d’elle, car elle est disponible en deux versions (surtout outre-Atlantique) : vous trouverez ou non le logo Parental Advisory…
selon que la photo descend plus ou moins bas sur la demoiselle. Vous pouvez comparer les deux images dans cet article.

Tout cela pour une simple histoire de chute de reins. Le top du top : la pochette française ! avec le bon cadrage mais pas le logo.

Côté musical, Louis XIV est une bonne surprise, sur deux plans. D’abord les compositions énergiques et variées (le final en fondu saturé de Paper doll, la rupture dans God killed the Queen), ensuite vocalement, l’album est particulièrement riche avec des choeurs, des échos, des voix féminines, des voix enfantines (Hey teacher, mais rien à voir avec Pink Floyd), des claps, des cris et des « la-la » (sur Illegal tender). Les paroles sont quant à elles assez osées mais tout en nuance (sinon le logo aurait été perpétuel), à l’image de Pledge of allegiance qui porte bien son atmosphère sexuelle dans sa musique et sa voix. Cette voix étant celle du leader Jason Hill, diablement talentueux.
En résumé, un album rock très sympathique porté par des morceaux dynamiques (à l’exception de son duo final, le calme All the little pieces mais aussi du sombre Ball of twine, l’un des meilleurs titres du CD, le plus long de surcroît).