Metronomy – The English Riviera

Il suffit d’un petit rien pour décevoir. Parfois, ce petit rien, c’est une hype lue et entendue un peu partout autour d’un groupe ou d’un album, qui retombe lorsque l’on met enfin la main sur le produit. Voici notre histoire avec The English Riviera, nouvel album de Metronomy.

Tout a commencé avec des attachés de presse ultra-compétents. Organisés, professionnels, sympathiques, il y a de quoi relayer sans problème les deux sympathiques morceaux et clips de She Wants et The Look. Les jours passent, les articles sur Metronomy se multiplient, la hype monte. Je n’ai pas encore écouté The English Riviera quand les premières chroniques tombent (pour les rédactions ayant reçu l’album avant sa sortie), et elles sont positives. Le coup de grâce viendra des Inrocks, pour qui The English Riviera est ni plus ni moins « l’album pop de l’année ». N’en jetez plus, c’est à mon tour.

Et voilà comment on se retrouve déçu. Surchauffé par tout ce battage, l’album arrive enfin et il est bien loin de mes espérances ! Certes il n’est pas mauvais. Mais de là à en faire l’album pop de 2011, il y a un gouffre. Si l’on écarte la piste introductive de 37 secondes, le disque de Metronomy est généreux avec ses 11 titres pour 45 minutes. Mais on en fait vite le tour. Passés les morceaux connus (je finis même par être lassé de The Look et son intro rappelant Pourvu qu’elles soient douces de Mylène Farmer) on s’attarde un peu plus sur The Bay, le titre porteur de The English Riviera. L’ensemble est bien tourné, mais assez peu rythmé, tout en retenue. Il ne fait pas décoller ses pistes malgré un potentiel évident. Ce ne sera pas suffisant pour propulser l’album au Panthéon de la pop. Trop bien sur-vendu par avance, il a généré une forte attente pas forcément remplie à l’arrivée. Dommage.

3 / 5
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