Pour la 2e fois en moins d’un an (après l’Olympia), Paris avait la chance, ce dimanche soir, d’accueillir le groupe folk Mumford and Sons dans une Zénith plein à craquer. Le groupe, en pleine tournée européenne, venait défendre son dernier album Wilder Mind, et encore une fois les anglais ont maîtrisé l’art du live à la perfection. Compte rendu.
De l’amour, vraiment beaucoup d’amour pour les Mumford and Sons hier soir au Zénith. Le quatuor anglais a livré un show de 2h d’une intensité et d’une qualité rare. Le ton était donné dès les premières notes de Snake Eyes en ouverture et de l’enchaînement avec l’inusable et toujours aussi efficace Little Lion Man.
Les chansons se poursuivent, et l’enthousiasme du public ne faiblit pas. Comme un effet boule de neige, les gaillards donnent toujours plus, à croire qu’il y a une compétition qui s’installe pour voir qui du groupe et du public va « faiblir » en premier. L’intensité atteint des sommets lorsque Marcus annonce une petite surprise. Certains auront remarqué les tamtam sur scène, les mêmes que dans There Will Be Time, le morceau enregistré par le groupe avec Baaba Maal lors de leur récente tournée en Afrique du Sud.
Et c’est effectivement la (première) surprise de la soirée, puisque Baaba Maal est arrivé sur scène pour interpréter Si tu veux et There will be Time avec le groupe, ainsi que Wona un peu plus tard dans la soirée. Inutile de vous dire qu’à ce moment-là, nos petits cœurs battaient totalement au rythme du banjo de Winston. Mais le moment le plus dingue de la soirée, à l’unanimité, c’est le petit bain de foule de Marcus pendant l’incroyable Ditmas, élu meilleur moment du concert par un panel constitué d’au moins une personne : moi. On a ensuite eu droit à un véritable feu d’artifice sur Dust Bowl Dance et à une reprise de I’m on fire de Bruce Springsteen avant de tout donner sur le le très populaire I Will Wait.
Bref, ce concert c’était de la balle, du début à la fin. Pas une seule fausse note, si ce n’est peut-être l’accoustique du Zénith. Le groupe a prouvé qu’il pouvait mettre le feu dans une grande salle française, et ce, malgré leur manque de popularité dans l’hexagone. Vivement la prochaine, en espérant ne pas devoir attendre trop longtemps cette fois.
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