On a écouté "Drones" de Muse : rien de neuf à l'horizon

On a écouté "Drones" de Muse : rien de neuf à l'horizon

On vieillit. Voici maintenant 16 ans que l’on écoute Muse, et au moins 3 albums où l’on écoute « Muse faire du Muse ». Comprenez par-là que l’on tourne en rond. Tout le monde est d’ailleurs fatigué, à commencer par le groupe, qui prend de moins en moins la peine de nous expliquer en quoi Drones est différent des albums précédents. Sans doute parce qu’il ne l’est pas.

Et oui, Drones est un album de Muse pur jus, sans surprise. Grosses guitares et Matthew Bellamy en voix de tête, petits arrangements pour assaisonner l’ensemble, et c’est rôdé. Parfois ça marche (Mercy / Reapers, ou le refrain de Revolt), mais la plupart du temps il y a un manque de modernité. Paradoxe : Aftermath et son instrumentation très rétro, donne pourtant un peu de fraîcheur dans la tracklist du disque, là où le morceau-titre Drones façon cantique religieux nous perd un peu plus.

Que dire d’autre ? Que Muse remplira de nouveaux les stades sur la base de sa période 1999-2006 ? On l’a déjà raconté. Que le groupe semble enfermé dans son style ? C’est évident. Que les fans continueront de suivre jusqu’au bout ? C’est l’inconnue du moment. Drones semble être sorti dans une légère indifférence publique, signe inhabituel pour un groupe aussi renommé. Enfin la fin ?

2.5 / 5