Palma Violets, c’est encore un groupe auquel on a collé des étiquettes comme autant de poids à porter sur de jeunes épaules. Parce que les étiquettes, c’est vendeur. Le problème surgit quand les étiquettes que l’on vous colle sont celles de groupes qui ont plus ou moins révolutionné le rock britannique. Vous vous attendez à un album révolutionnaire et vous avez « juste » un bon album, et ça en devient presque décevant.
Les jeunes anglais de Palma Violets sortent donc de l’ombre avec leur premier album 180. Il contient toute l’énergie, la fougue et la fraîcheur juvénile que l’on peut en attendre. Il lorgne effectivement du côté de The Clash (Johnny Bagga’ Donuts) ou The Libertines (Last of the Summer Wine), avec ses voix qui partent dans tous les sens, ses cris, ses riffs lâchés dans la nature et sa batterie survoltée.
Palma Violets ne révolutionnent pas le rock britannique. Ils font simplement du spiritisme musical leur permettant de ressusciter des groupes disparus pour les faire jouer à travers eux. Ce n’est vraiment, vraiment pas pareil.
3 / 5