Peter Bjorn and John – Living Thing

S’il ne faut pas s’attendre à retrouver les sifflements énergiques de Young Folks, le titre qui les a fait connaître (surtout en France), le nouvel album — le quatrième déjà — de Peter Bjorn and John, Living Thing, possède tout de même son lot de petites merveilles. Très chargé en synthé et en claps, le ton est immédiatement donné dès The Feeling et It Don’t Move Me.

C’est finalement la voix de Peter Morén qui joue le rôle de point d’accroche. On la retrouve, toujours aussi particulière, avec ce disque rythmé et très original. Certains côtés décalés sont même tout-à-fait plaisants à l’image de ce Nothing To Worry About et ses choeurs d’enfants. Balançant aussi parfois du côté du blues-folk (I’m Losing My Mind) l’album progresse vers les guitares sans pour autant délaisser une rythmique omniprésente (toujours ces claps). Dommage qu’il ne tienne pas forcément la longueur : son dernier quart surprend moins que le reste. Peter Bjorn and John ont néanmoins soigné leur conclusion avec Last Night, qui sait terminer convenablement en baissant le rythme sans dénaturer l’esprit du disque.

Difficile de dire si Living Thing, plutôt accessible, dérive vers le produit commercial. Ce qui est certain c’est qu’il est grand public (ce ne sont pas les « Shut the fuck up » sur Lay It Down qui suffiront à démontrer le contraire). Et l’on trouve quelques grands albums dans les rayons du grand public. Living Thing en sera-t-il un ?

4 / 5
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