Je n’attendais pas forcément grand-chose de Pigeon John quand on me l’a fait découvrir avec The Bomb, mais comme j’avais été surpris de m’être laissé séduire par ce single, j’espérais un album qui prolongerait l’enthousiasme.
Dragon Slayer ne transforme pas toujours l’essai de son titre-ambassadeur, qui ouvre d’ailleurs le disque, laissant ensuite l’auditeur plongé dans l’attente d’un autre The Bomb… qui n’arrivera pas vraiment. La faute au rythme principalement, car si Pigeon John se montre à l’aise pour nous faire taper du pied ou des mains, il n’exploite malheureusement pas cette qualité à fond sur Dragon Slayer. Ne tournons pas non plus le dos à des titres franchement réussis comme Before We’re Gone, Hey You, Excuse Me et Ben Vereen.
C’est donc sur des morceaux plus calmes — trop calmes pour lui et nous — que Pigeon John dénote. On aurait tellement aimé qu’il ne relâche pas le rythme qu’on se retrouve à être critique sur des pistes qui ne le mériteraient pas, comme So Gangster ou Dude, It’s On. C’est bien un moindre mal. Dragon Slayer aurait pu nous embarquer faire la fête toute la nuit, mais Pigeon John a choisi de varier. On lui fait tout de même confiance pour s’assurer une bonne place dans les soirées, tant la production a été soignée. Un artiste à suivre de près.
3.5 / 5