Pony Pony Run Run – You Need Pony Pony Run Run

En ce moment, il y a une tendance. Celle de faire monter des groupes français anglophiles pour séduire le public hexagonal friand de pop légère internationale, et pourquoi pas la si sauce prend, de pouvoir exporter le groupe facilement (puisqu’il chante déjà en anglais, hé!).

Du coup les groupes défilent et se ressemblent affreusement, mais ce n’est pas grave, on va leur coller une étiquette pour se répérer. On a donc des comparaisons qui fleurissent : « voici les nouveaux… » et vous mettez au choix MGMT ou Phoenix (ces derniers étant évidemment le modèle à reproduire). On nous a fait le coup avec Revolver récemment, et voici Pony Pony Run Run qui nous viennent des Pays-de-Loire.

Alors on aurait pu rajouter The Killers aux références (notamment sur Future of a Nation ou First Date Mullet), voire même Daft Punk (sur l’intro de Cherry Love Brazil après tout) tiens pendant qu’on y est. Mais les références ne font pas une valeur sûre. Et Pony Pony Run Run (qui veut vraiment imprimer son nom avec le titre de son album) c’est donc de la pop, simple, fraîche, gentille, mais c’est tout. Et c’est surtout loin d’être suffisant pour dépasser le stade de petit groupe. Ce qui est dommage en plus c’est que la chose qui m’agace le plus chez The Killers ce sont leurs synthés, et l’on peut dire que Pony Pony Run Run n’hésite pas à y recourir. J’avoue avoir néanmoins tapoté du pied sur 1997, parce qu’évidemment tout n’est pas mauvais.

Et puis il y a ce problème récurrent de la langue anglaise… Il paraît que c’est mignon l’accent français, mais au bout de moment c’est à se demander si l’on n’est pas en plein karaoké lorsque l’on écoute What I Feel.

En conclusion, You Need Pony Pony Run Run, nous dit-on. Je n’en suis pas sûr.

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