Il faut reconnaître à Santi White (anciennement Santogold, nouvellement Santigold depuis 2009) une remarquable capacité à mobiliser le public avec ses morceaux accrocheurs et chargés de rythmes endiablés. Ce nouvel album, Master of my Make-Believe, ne change pas la donne et contient ces fameux titres dont il est difficile de se défaire lors de leur écoute.
On le savait déjà avec Disparate Youth, qui avait annoncé la sortie du disque et se dotait d’un clip décalé comme il faut. C’est une constante sur Master of my Make-Believe : on retrouve cette construction à succès avec Fame, Freak Like Me et The Keepers au refrain imparable. Une bonne (grosse) rythmique, bien servie par des sonorités électroniques, enrobée par la voix tantôt lancinante tantôt tapageuse de Santi White.
Pour jouer l’alternance, la cadence ralentit parfois, histoire de reprendre son souffle. C’est le cas par exemple avec le trio enchaîné This isn’t Our Parade, The Riot’s Gone et Pirate In The Water.
L’adaptation se fait ainsi à la moitié de l’album. La suite nous surprend moins, nous entraîne moins. Sans baisser de niveau, la seconde moitié ne bénéficie plus de la fraîcheur de la découverte, sauf avec le très bon Big Mouth presque reclus en fin de disque et qui redonne un coup de fouet inattendu. Il aurait presque mieux fallu le prendre en morceau de clôture plutôt que Never Enough. Santigold signe avec ce Master of my Make-Believe une suite évidente, pleine de bons morceaux, sans trop de risque. Contrat rempli.
3.5 / 5