The Automatic – Not Accepted Anywhere

The Automatic viennent de Cardiff, ils sont quatre, ils sont jeunes et ils ont été signés sur le même label que Kaiser Chiefs. Cela vous donne déjà un aperçu de leur musique, un rock énergique, parfois fougueux et pas toujours contrôlé. Une recette déjà bien éprouvée dans la tendance rock actuelle, mais à la différence des Fratellis par exemple, ils n’abusent pas des sonorités-clichés et parviennent à inventer, tout du moins renouveler leur musique.

Le problème de The Automatic n’est donc pas la musique, ni même les paroles, ni même la voix de James Frost, non, c’est celle d’Alex Pennie, le clavier, à qui l’on a fait l’énorme erreur de mettre un micro (c’est peut-être lui qui l’a demandé d’ailleurs). Le résultat est désastreux : une deuxième voix criarde extrêmement agressive et désagréable vient entacher une bonne partie des titres. D’autant que l’intérêt de cette voix reste encore à démontrer.

On commence donc l’album avec That’s What She Said et la rencontre d’Alex Pennie… ça passe ou ça casse, mais vous la reconnaîtrez forcément, cette voix "de fond". On va éviter de dire "dommage" pour chaque chanson gâchée par cette touche vocale, alors disons-le une fois pour toutes, car la chanson est d’une façon générale très bien faite, comme la plupart d’ailleurs. Un des titres qui contribuent au succès de l’album est Raoul, où l’on sent bien le côté Kaiser Chiefs qui ressort. De même You Shout You Shout You Shout You Shout (qui porte bien son nom) et Recover (qui rappelle des sonorités d’autres groupes à la mode) sont de bons titres dynamiques et entraînants.

Et puis arrive LE single absolu, la promotion ultime de l’album : Monster, qui définit à lui seul le public du groupe et du disque. Une intro redoutablement efficace, un refrain envolé, et c’est un succès que l’on écoute. Evidemment après un tel morceau le risque est toujours d’enchaîner avec quelque chose de beaucoup moins réussi. Ce n’est heureusement pas le cas avec Lost At Home (est-ce parce qu’Alex Pennie n’est pas là ?) qui assure aussi de son côté. Mais il faut bien que le rythme se tasse un peu comme c’est souvent le cas avec ce genre de musique, et c’est Keep Your Eyes Peeled qui fait office de baisse de régime. La chanson en elle-même n’a rien de mauvais par rapport aux précédentes, mais elle souffre justement de l’enchainement de pistes similaires et finit par sonner de façon répétitive. Dans un registre légèrement plus calme, On The Campaign Trail n’est pas non plus très marquante. Team Drama ne vaut quant à elle que pour son refrain, et la bonne surprise de fin d’album viendra de By My Side (non pas celle de Kasabian), là encore en grande partie grâce à son refrain. La dernière chanson, Rats, n’est malheureusement qu’anecdotique (largement trop répétitive cette fois).

Pour leur premier album, The Automatic parviendra sans mal à trouver son public, grâce à des compositions réussies sans être forcément originales. Quant à Alex Pennie, il faut vraiment de nombreuses écoutes pour parvenir à faire abstraction de son "organe"…

  1. That’s What She Said (3.15)
  2. Raoul (3.53)
  3. You Shout You Shout You Shout You Shout (3.06)
  4. Recover (2.52)
  5. Monster (3.41)
  6. Lost At Home (3.26)
  7. Keep Your Eyes Peeled (3.10)
  8. On The Campaign Trail (3.10)
  9. Team Drama (3.13)
  10. By My Side (3.46)
  11. Rats (3.39)
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