On ne va pas vous le cacher : c’est un peu un hasard si on a débarqué dans un festival norvégien. OYA FESTIVAL, qui célèbre cette année ses dix années, est pourtant le plus important du pays, et le line-up ne trompe pas : The Back Keys, Bon Iver, Bjork, Refused, A$AP Rocky, Azealia Banks, Sondre Lerche, First Aid Kit, Frank Ocean, SBTRKT, St Vincent et quelques autres. Mais nous n’y étions que le temps d’une journée, et le programme était déjà chargé… The Stones Roses, Florence + The Machine et Feist en haut de l’affiche. Tour d’horizon.

La première chose qui vient à l’esprit en arrivant a l’OYA, ce sont les différences avec ses collègues français. Proximité du centre ville, propreté (relative, évidemment quelques verres trainent, mais on est loin des poubelles françaises ..), ordre. Oui, même pour aller se chercher une bière, les Norvégiens font gentiment la queue sans se bousculer! Une révolution vu d’ici, juste normal là-bas. On gagne du temps et de l’amabilité, ça fait du bien.
Côté concerts, puisqu’on y était pour ça quand même, le plateau était chargé dans ce petit espace (entre une voie de chemin de fer et un petit lac, en bordure de periph’). Si en arrivant on profitait des dernières notes de MIRROR LAKES, on découvrait un peu trop rapidement YELAWOLF, rappeur blanc tatoué d’Alabama, faux gentil qui tourne a l’eau et a du vociférer plus de f*** que toute la ville d’Oslo dans l’année. Une tête qui nous confirme que le rap, le hip hop ne sont pas dans nos cordes. Pas toujours.
Mais la vraie attente, c’était celle de FLORENCE + THE MACHINE, la diva pop se faisant peu désirer lorsque son tour est venu. Phénomène de scène et de voix, Florence entraine on groupe dans un déchaînement physique, animant chaque morceau de sa présence scénique. Et sa voix. Quelle voix! Avec un public résolument conquis, Florence jouait et insufflait sa passion a chaque spectateur. Une confirmation, si besoin, de son talent, qui mettait ce soir en avant pas mal de morceaux de son second album.
De passage ensuite, FEIST se démène comme elle peut, et son attitude résolument plus rock joue en son avantage. Lunettes noires et guitare en bandoulière, la deuxième voix de la soirée sait où frapper, et ça fonctionne. Le public suit, aussi bien les anciens tubes que les nouveaux titres.
Pour presque clôturer la soirée, THE STONES ROSES débarquent en territoire conquis face à un public attentif. Du bon vieux rock qui tape, pour un groupe qui a traversé les décennies, rien de plus normal. Et ils savent quoi faire pour animer ce milieu de soirée, sur fond de soleil couchant! Repartant avec des voix anglaises plein la tête, les festivaliers peuvent preparer le prochain jour tranquillement : c’était une belle entrée en matière!








