The Subways – Young for eternity

Quelle curiosité que le premier album de The Subways, Young for eternity, bon voire même excellent dans chacune de ses pistes, mais comportant pourtant un énorme défaut.

Découvrez le paradoxe musical du groupe de Billy Lunn, Charlotte Cooper, Chris Lord Alge, Ian Broudie, Jon Gray et Josh Morgan.

A l’écoute du début de The Subways, pas de doute, on entre dans un pur album rock malgré la toute première intro plutôt calme. On avance effectivement jusqu’au single Rock and roll queen. On continue plus loin avec le criard et éponyme Young for eternity, et puis on entre dans la seconde partie de l’album avec Lines of light, un titre majestueux mais étonnament plus calme que la normale. Ce n’est peut-être qu’une pause dans l’album puisque l’on enchaîne avec l’énergique Oh yeah, dynamisant à souhait, et bien poursuivi par City pavement. Mais quelque chose a changé…

Et en effet, No goodbyes intervient comme une deuxième remise en place. A l’instar de Lines of light, ce titre posé rempli de fantômes de vieux standards américains impressionne de nouveau. Rien à voir avec With you, qui renoue avec les morceaux habituels précédemment entendus. Puis encore une fois, une désorientation totale avec She sun, calme et magique, qui fait tomber en désuétude le dernier titre Somewhere at 1 am (un petit côté Smashing Pumpkins original).

C’est bien là tout le problème de The Subways : leur album contient de bons morceaux rock énergiques, et trois magnifiques perles posées, celles que je retiens le plus alors que ce n’est évidemment pas la majorité du disque. Malheureusement ces trois morceaux sont totalement perdus entre les autres, mais ils sont d’une telle intensité qu’ils parviennent à faire oublier le reste. Difficile d’être Oh yeah après Lines of light, d’être With you après No goodbyes, d’être Somewhere at 1 am après She sun (quoique pour cette dernière, le changement est moins brutal). L’album aurait donc gagné à être arrangé d’une meilleure façon afin de ne pas dérouter l’auditeur qui ne sait plus très bien comment préparer ses oreilles. Pour apprécier Young for eternity à sa juste valeur, il est donc conseillé de faire une entorse aux conventions et de ne pas suivre l’ordre des pistes, c’est pour son bien.

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