The xx – xx

J’aime les titres d’albums qui portent le même nom que leur artiste, cela fait toujours de très stupides titres de chroniques. Mais je ne me moquerai pas plus de The xx, car il s’agit d’un petit groupe phénomène alors attention, c’est toujours très risqué de se moquer des chouchous. Alors allons tout de suite à la conclusion, le phénomène est-il justifié? La réponse est oui. Instantanément oui.

Pourquoi tant de rapidité? Parce que dès le premier morceau de l’album, nonchalamment appelé Intro et durant à peine deux minutes, on est dedans. Plongé immédiatement dans l’univers sonore de The xx, on n’en sortira plus. Il faut dire en plus que le disque balance à la chaîne les pistes les plus efficaces : VCR, Crystalised et Islands. A partir de là, le plus dur est fait pour le groupe.

Il est difficile de caractériser précisément The xx. Quatre gamins d’à peine 20 ans qui font une musique sortant des genres traditionnels. On dira « indie » pour faire passe-partout, ou on s’essaiera à la qualifier de « soft-rock » ou « lounge-rock ». Certains y entendront les guitares d’Interpol, ou encore les voix des Moldy Peaches. Ces voix justement, sont celles d’Oli­ver Sim et Romy Mad­ley Croft, cette dernière faisant étrangement penser à Becca Moody, la fille du héros dans la série Californication (et qui joue dans un groupe de rock également). En penchant dans l’intemporel, The xx réussit à devenir un son, une musique reconnaissable grâce à son mélange particulier d’instruments et de voix spécifiques. Pour un premier album, fusse-t-il très court, le résultat est assez bluffant. C’est ce qu’on appelle un phénomène, tout simplement.

4.5 / 5