Ce vendredi soir, quand on est arrivés devant le centre Barbara Fleury-Goutte d’Or, on était tous pressés de rentrer. En plus du froid incroyable qui nous brulait le corps, Thomas Azier, DJ Cam et Ambassadeurs nous attendaient et il ne fallait pas en rater une miette.
Cette soirée, c’était aussi l’occasion de découvrir un lieu. Le centre culturel Barbara est niché dans le quartier de Barbès, au coin du boulevard de la Chapelle. Ses grandes vitres donnent le sentiment d’un espace ouvert. Mais lorsque l’on entre dans la salle (après être passé au bar dont la déco vaut le coup d’œil), le sentiment d’être entre-soi, cosy, et hors du monde vous empare. De la scène au fond de la salle, il n’y a que quelques mètres. Ainsi, où que vous vous placiez, vous aurez l’impression d’avoir un concert perso, comme à la maison. Et ce soir là, il faut bien avouer que ce sentiment était renforcé par le côté clairsemé de la foule… Tant pis pour les autres, nous on en a profité comme il se doit!
Thomas Azier

Thomas Azier sort de l’ombre (Instagram : @matscab)
Lorsque Thomas Azier débarque sur scène, enroulé dans un manteau long et les cheveux bien plaqués en arrière à la sauce hollandaise, tout le monde retient son souffle. Quand le grand blond commence à chanter, tout le monde écarquille les yeux. Sa voix, couplée à son look, en font un OVNI venu tout droit d’un autre temps, d’une autre planète. Les synthés nous ramènent dans les années 1980 du côté de Berlin ou bien de Londres tandis qu’il fend le laser futuriste placé dans son dos.
Une chose est sûre : Thomas Azier vit sa musique. Il ne l’interprète pas, il l’incarne à la manière d’un Brel des temps modernes. Tout chez lui est émouvant, enivrant. Sa musique est insaisissable, elle semble flotter un temps, puis marteler, et vous laisse rêveur.
Si Woodkid monopolise en ce moment l’attention, il se pourrait bien que Thomas Azier lui succède…

Thomas Azier est hors du temps (Instagram : @matscab)
Plus d’infos : thomasazier.com / Sur SoundCloud / Sa chaîne YouTube / Sur Facebook
DJ Cam

DJ Cam en Maître de Cérémonie (Instagram : @matscab)
DJ Cam est un des pionniers de la French Touch. Cela fait une dizaine d’années qu’il agite les foules armé de son abstract Hiphop. Une fois encore à l’occasion du MaMa Event, il a fait mouche.
DJ Cam n’est pas la star du spectacle. Il est placé sur le côté de la scène et laisse la première place à un écran où défile un diaporama de ses photos. Car oui, en plus d’être musicien, Laurent Daumail est aussi photographe. Ainsi, des campagnes, des couchers de soleils et la mer accompagnent la musique du maestro. On sent que la mise en scène est faite maison mais c’est tout à fait dans la droite lignée du travail de DJ Cam. Un sentiment de calme, presque zen, alimenté par des rythmiques diverses et variées. Les kicks et snares Hiphop bien sûr, mais aussi des rythmes disco, africains on encore jungle et drum & bass. Et tout cela pour raconter, tout au long d’une heure de set, une histoire apaisante et joyeuse à la fois. Cette histoire, c’est celle de sa carrière. Celle de sa vie. C’est sincère et ça fait du bien.
Malgré un problème technique qui priva les auditeurs de musique durant une minute, tout ce petit monde est sorti avec le sourire jusqu’aux oreilles.
Plus d’infos : inflamable.com / Sur Deezer / Sur SoundCloud / Sur Facebook
Ambassadeurs

Ambassadeurs fou, flou et la foule (Instagram : @matscab)
C’était un peu triste de voir qu’après la performance de DJ Cam une bonne moitié du public a préféré retourner dans le froid extérieur plutôt que d’écouter le petit génie anglais Ambassadeurs. Car oui, malgré un pseudo au pluriel il est bien seul sur scène.
Arrivant tout droit de Brighton, comme certains de ses illustres ainés comme Fat Boy Slim par exemple qui s’y est installé, ou bien Joseph Mount de Metronomy pour ne citer qu’eux (la liste est très longue), Ambassadeurs ajoute sa patte pour installer un peu plus cette ville sur la carte.
Donc les lumières s’éteignent à nouveau et nous on a déjà rechargé au bar. Ce bonhomme se pointe et s’installe derrière ses machines. En face de lui, guère plus de 50 personnes. Mais il n’en a que faire, ceux qui sont restés méritent ce qu’il y a de mieux. Et ce que Ambassadeurs fait très bien c’est une new wave douce et planante. Juste assez punchy rythmée pour balancer son corps mais assez douce pour fermer les yeux et finir la soirée à rêver.

Ambassadeurs. Ceux qui sont restés ont vu la lumière (Instagram : @matscab)
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