Si c’est avec une grande joie que l’on a retrouvé notre Ray Drecker dans sa nouvelle vie de gigolo (ou prostitué masculin), il faut bien avouer que la saison 2 de Hung fait malheureusement traîner les choses. Une prouesse sachant qu’elle ne compte que 9 épisodes, de 30 minutes chaque.
Véritable petite pépite de la chaîne HBO, Hung nous avait emmené avec délectation dans le quotidien de Ray : prof et entraîneur sportif dans un lycée de Detroit, on voyait sa maison prendre feu et ses deux enfants partir avec son ex-femme (Jessica). Pour s’en sortir avec de faibles moyens dans une ville américaine ravagée par la crise, Ray allait se prostituer. A force de glaner une petite clientèle grâce à son amie Tanya qui s’improvisait maquerelle en association avec une autre femme (Lenore), on finissait sur une situation cocasse intéressante : l’ex-femme de Ray, malheureuse avec son nouveau mari Ron, finissait par écouter son amie Lenore et acceptait de prendre les services d’un gigolo… vous devinez qui, au dernier moment, évitait un moment particulièrement gênant pour tout le monde.

La saison 2, c’est la suite, en plus lent. Tanya et Lenore se battent pour fournir à Ray une clientèle toujours plus originale à chaque passe. Mais ce dernier finit surtout par retrouver des sentiments pour son ex, et elle aussi n’est pas insensible d’autant que Ron veut un enfant.
Hung vaut surtout pour le personnage de Ray Drecker. Il incarne — et la série avec lui — une leçon d’humanité. Ray est un gentil qui tente de s’en sortir, sans pour autant punir les autres. Ce qui lui rend la tâche encore plus difficile. Pire, quand il est lui-même la victime de ses concitoyens, il sait pardonner. Alors, même s’il porte mal le costume, Ray est un modèle de comportement. Et ça fait du bien de regarder Hung, rien que pour ça.
3 / 5