Person of Interest – Pilote

La carrière télévisuelle de JJ Abrams n’est plus aussi couronnée de succès depuis l’échec l’an passé d’Undercovers (une saison de 13 épisodes quand même). Mais l’heureux créateur d’Alias, Lost ou Fringe ne se reposant pas, il revient avec une nouvelle création, celle de Jonathan Nolan (frère de). En attendant Alcatraz, début 2012.

Person of Interest est donc sorti de l’imagination du co-scénariste des derniers Batman, heureux frère d’un Christopher lui-aussi très malin. Jonathan Nolan nous ressort une histoire de vigilante travaillant en secret, chassant de mystérieux chiffres de sécurité sociale attaché à de futurs crimes. Victime ou voleur, chaque personne ainsi au centre de l’épisode de la semaine se verra suivi par un duo improbable, un ex-mercenaire pour le gouvernement américain (Jim Cazievel – ex-Numéro 6), et un nabab de la finance new-yorkaise devenu justicier boiteux (Michael Emerson, ex-Lost). Tout cela sur fond de paranoia post-11 Septembre, le choc des images sur le poids de l’histoire. Nos deux combattants du crime, sorte de Guetteurs (pour les fans de la série Highlander) ou plus récemment l’Observeur de Fringe (tiens, tiens..), en mode plus pro-actif (Cazievel n’hésitant guère à sortir l’arme automatique pour régler une situation), sont donc là pour déterminer comment résoudre chacun de leur cas sans victime aucune.

Sur fond de machine étrange, conçu pour déterminer les futures grandes (ou petites) catastrophes via le réseau de surveillance moderne (caméra, téléphone…), le show se dirige donc vers l’affaire de la semaine, avant sans doute d’aller explorer un peu plus une mythologie qu’on espère riche (sinon ce sera vite répétitif). Person Of Interest porte la marque de ces créateurs, gros guns et costumes soignés, sur fond citadin et ambiance high tech. Si le pilote fournit parfaitement les pistes de sa saison, on espère un peu plus de la part de ces deux pointures (le créateur et le producteur) qu’un show d’enquêtes à la semaine, sorte de The Wire boosté à la technologie (en moins vraisemblable). Mais rappelons nous qu’avec Fringe aussi, le pilote était plutôt molasson. Laissons un peu de temps à l’histoire pour se développer. En attendant, vous ne perdrez pas de temps en regardant ce premier épisode.

3 / 5
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