Jim Noir – Jimmy’s Show

On le sait et on le déplore : Jim Noir reste encore trop peu connu dans l’hexagone. Bon, il l’a un peu cherché, Jim, son précédent disque avait tout pour décoller mais s’est ratatiné sur sa seconde moitié.

Mais le temps a passé. De l’eau a coulé sous les ponts, et une absence de quatre ans (si l’on excepte l’EP Zooper Dooper en 2010) permet de lui pardonner beaucoup de choses. Et finalement, c’est avec plaisir que l’on retrouve notre trublion psyché-rock sur Jimmy’s Show. Toujours une jolie voix, toujours plein de petites trouvailles sonores, et toujours beaucoup de variété dans les morceaux. Ça passe ou ça casse, mais on parvient tout de même à une nette amélioration par rapport à l’album précédent.

Il suffit d’enchaîner Tea, Sunny et Ping Pong Time Tennis pour se rendre compte de l’originalité du disque. Jim Noir ne cache vraiment son côté british et en joue admirablement. Mais, comme un défaut qu’il ne peut pas corriger, sa dernière partie d’album baisse un peu de régime. Rien de grave cette fois, mais après Timepiece, le rythme se calme et l’on profite de la fin de Jimmy’s Show tranquillement. Pour la suite de l’aventure, il faudra tout de même vraiment qu’il corrige ses petites dérives.

3.5 / 5