Le challenge était de taille : je n’ai jamais réussi à écouter un album d’Oasis en entier. Bon là, j’avais pas tellement le choix, bloqué dans le train. Pourtant mon trajet ne durait pas autant que les 47 minutes du dernier opus d’Oasis. Play.
Ah oui, y’a pas de doute, c’est bien eux. Je sors mon magazine, et je vérifie la date au cas où, pour être sûr que nous sommes en 2005 et que c’est bien le nouvel album que j’écoute, et pas un vieux.
Les premières chansons passent, plus ou moins agréables, et puis vient la piste 4, Love like a bomb (ça veut dire que je viens d’écouter Lyla juste avant). Et là, c’est la révélation : Liam m’énerve. Il miaule, c’est chiant à en mourir. Même son prénom, pour le prononcer correctement, il faut miauler. Et bien, sur cette chanson, il miaule régulièrement à la fin des phrases, dans un « miiaaaaou » très identifiable. Horrible.
Heureusement, après la 4 vient la 5, et le salut dans The importance of being idle. Ce salut, il s’appelle : Noel Gallagher. Le bon frère. Noel n’hésite pas, il nous livre une excellente prestation, il hausse sa voix, il cherche des notes originales, il renvoie son frère au bac à sable.
Les chansons passent, une, deux, et je retrouve encore un bon Noel avec Part of the queue. Décidemment la pépite de l’album (Noel, pas la chanson). La chanson d’après, Keep the dream alive, c’est du Liam, mais c’est du très bon quand même aussi. D’autant qu’avec presque 6 minutes de morceau, il y a de quoi évoluer.
Voilà; à partir de là mon trajet s’achève. Mais consciencieux jusqu’au bout, j’entame une marche jusqu’à Onlike, avec le walkman toujours en position Oasis. Et puis j’arrive. Et puis j’abandonne; comme quoi, 47 minutes ça peut être vraiment long.
Sans blague, j’avais dit à Liam : « Si tu te ramènes encore avec ton tambourin à la con, j’enlève les piles! » Il ne m’a pas écouté et continue de bassiner pour faire croire qu’il n’y a pas que sa voix (désagréable, en plus) qui justifie sa présence dans le groupe.
Les dernières chansons, je les ai donc brièvement parcourues, pour faire honneur à cette tradition : je n’ai jamais écouté un album d’Oasis en entier. Mises à part trois ou quatre chansons d’un niveau supérieur, le reste… reste du Oasis. Vous savez, Oasis, le groupe qui dure depuis des années à la recherche d’une gloire passée…
3 / 5