Dernier (si, si) volet de la saga REC qui a consacré le cinéma espagnol comme définitivement productif en terme d’horreur, REC 4 APOCALYPSE s’offre le retour de Jaume Balaguero, co-réalisateur des deux premiers opus (et de MALVEILLANCE) qui est bien décidé à porter la touche finale à sa mythologie. A moins que… ?
Et REC 4 peut jouer ce rôle. Sortie de milkshake des 3 précédents volets, il reprend les rescapés, les secoue un peu à bord d’un bateau isolé en pleine mer (côté contagion, c’est efficace, ça se joue à bord – et ça fera penser à la saga RESIDENT EVIL sur sa fin) pour nous offrir quelques jolis moments. Comprenez, pour les fans, une nouvelle épidémie à vitesse grand V qui domine tout, et dont il va falloir pour Angela (l’héroïne du premier) et ses camarades se sortir vivants… Loin d’être maladroit, REC 4 démontre la capacité pour Balaguero de jouer avec les limites qu’il s’est fixé. Sur le même modus operandi que le premier volet, nous voilà dans un huis clos mais avec plus de possibilités, d’espaces et … d’armes.
Par conséquent, avec un public désormais averti, Balaguero s’amuse. Et nous le démontre, avec un ton plus léger, de vrais moments dédiés au second degré. Face à un premier volet plus percutant, le voilà qui referme la porte sur un film sombre mais ne souhaitant pas s’enfoncer trop dans le sérieux. On lui en sait gré, et si on se divertit amplement on regrettera sans doute de devoir y revoir quelques gimmicks inutiles des films d’horreur, pièges classiques du cinéma offrant des rescapés aux réflexes toujours aussi maladroits. A défaut d’être saignant, ce REC 4 sera donc le divertissement d’horreur de fin d’année.
3.5 / 5