Souvenez-vous du précédent album de The Decemberists, The Crane Wife. Un magnifique disque contenant entre autres un véritable titre phénomène de plus de 12 minutes, décomposé en plusieurs temps mais s’enchaînant sans problème : The Island : Come and See/The Landlord’s Daughter/You’ll Not Feel the Drowning.
Et bien imaginez maintenant The Island… sur toute la durée d’un album. N’imaginez plus, c’est The Hazards of Love, sensationnel opus de 59 minutes divisé en 17 pistes, et qui s’enchaîne donc, à la manière d’un seul titre. Car c’est également l’un des aspects du concept : tout comme un titre unique, des passages se répètent au fil de l’écoute. Il suffit de regarder les noms des pistes pour se rendre compte des différents rappels.
The Hazards of Love, c’est un seul conte, une histoire d’amour entre Margaret et William, mais menacée par la reine de la forêt. Trois personnages donc trois voix : Colin Meloy (leader du groupe) est William, et les deux personnages féminins sont des guests (Becky Stark est Margaret et Shara Worden est la reine).
Grandiose opéra rock, le cinquième album de The Decemberists est une réussite et montre le talent sans bornes de Colin Meloy. The Hazards of Love, on ne le garde pas dans sa discothèque par hasard.
4.5 / 5