Eels – Hombre Lobo

Septième album studio pour Eels, et même si l’intérêt pour le groupe avait fortement baissé depuis Daisies of the Galaxy (9 ans déjà) c’est toujours avec plaisir que l’on écoute une nouvelle mouture. Il fait dire que Hombre Lobo démarre plutôt fort avec Prizefighter, se calme immédiatement sur That Look You Give That Guy, et nous rappelle de très bons souvenirs avec Lilac Breeze qui sonne comme les anciens morceaux.

En vérité Hombre Lobo, c’est presque un retour en arrière sur tout l’album. Une vague de nostalgie qui envahit tant au début on a l’impression de réécouter des titres issus des trois premiers disques. Et c’est loin d’être déplaisant.

Ensuite, Tremendous Dynamite revient à un registre plus récent, hyper saturé, tandis que The Longing résonne comme sur Electro-Shock Blues, le plus morbide des albums du groupe mais aussi le plus émouvant. Ou encore In My Dreams et All the Beautiful Things qui n’auraient pas dépareillé sur Daisies of the Galaxy. Et c’est ainsi que Hombre Lobo continue d’alterner, nous perdant parfois entre son rock très dur et ses mélodies attendrissantes, mais sans jamais bacler son travail (quoiqu’une certaine lassitude peut gagner sur la fin).

Eels est passé depuis longtemps — depuis le début, en fait — dans les valeurs sûres du rock. C’est plus facile lorsque le groupe est porté par un seul leader charismatique et talentueux. Il n’y a donc rien d’étonnant à dire que Hombre Lobo est un très bon album. Et c’est bien de pouvoir s’appuyer comme cela sur des noms reconnus.

4 / 5