Les goûts musicaux sont parfois étranges. Il y a plusieurs semaines si j’avais rédigé la chronique de Noel Gallagher’s High Flying Birds elle aurait sûrement commencé avec quelque chose comme « Enfin ! Quelle délicieuse sensation d’écouter Oasis débarrassé de ses défauts ! »
Et puis j’ai évidemment continué à écouter l’album. Deux, trois, dix fois. La délicieuse sensation a disparu, remplacée par une impression de retour dans le passé. Et un arrière-goût d’Oasis…
Pourtant rien de mauvais dans premier disque « solo » de Noel Gallagher. Songwriter confirmé, il démontre à nouveau tout son talent avec des titres comme Everybody’s On The Run, If I Had A Gun, The Death Of You And Me. N’hésitant pas à user de sa voix dans des gammes inédites, ce qui fait vraiment plaisir à entendre. « Alors quoi, bordel ? » Et bien… une lassitude qui arrive par surprise, bien plus vite que prévu. Après plusieurs écoutes l’ensemble s’essouffle, on ne ressent plus la fulgurante joie d’écouter du « néo-Oasis-like ». Même ce dynamique single AKA… What A Life! découvert avant l’album plonge dans les morceaux les moins enthousiasmants au fil du temps.
En conclusion, évidemment que Noel Gallagher’s High Flying Birds est un bon disque. Simplement il ne faut pas en abuser, de peur de l’user trop vite. Il se savoure immédiatement et se laisse reposer, avant de d’y replonger, de temps en temps, comme un verre de bon vin que l’on se sert et que l’on consomme avec modération. En espérant que la prochaine bouteille nous surprendra.
3.5 / 5