Ce que je n’ai pas aimé dans « Vendredi »

Grand seigneur que je suis, vendredi dernier j’ai claqué 1,50 euro dans Vendredi, nouveau journal consacré au net. Tout un programme donc. Mais le bilan est mitigé. Si cet article est intitulé « ce que je n’ai pas aimé » c’est parce que je vais m’attarder sur ces points, parce qu’à l’inverse ce que j’aime dans la presse en général c’est qu’elle parle d’Internet.

Voici donc les aspects qui me déplaisent dans Vendredi :

  • le format du journal : très allongé, très désagréable à lire lorsque l’on est assis dans les transports par exemple. De retour chez soi, on veut tranquillement lire le journal, assis dans son fauteuil… même problème.
  • la mise en page : trop de textes! C’est quoi le but : devenir « Le Monde » du Net ? des pavés de textes agrémentés parfois d’une petite image ? Regardez la une pour voir de quoi je parle, sachant qu’à l’intérieur, c’est parfois pire.
  • le nombre de pages, 8 c’est assez limité. Et même si ce n’est que 1,50 euro, on a quand même une presse généraliste bien fournie à côté qui coûte moins. Alors certes il y a des annonceurs et de la publicité. Mais ne serait-ce pas également la vocation de Vendredi ?
  • un contenu un peu trop sérieux. Le Net, c’est quand même léger dans la teneur des propos, et Vendredi le rappelle dans sa présentation. Mais le rendu n’a pas autant de légèreté, surtout avec les pavés de textes déjà remarqué plus haut.

Et puis il y a des trucs tout bêtes, comme l’impossibilité de cliquer sur les liens. Bah oui, comme dans toute presse papier, il faut taper les URLs à la main, à l’ancienne. Et pas de copier-coller non plus hein.

Malheureusement pour Vendredi donc, je reste persuadé que le meilleur format pour parler d’Internet, c’est le net lui-même, et tout ce qu’il offre. Mais impossible pour l’équipe de Vendredi de s’équiper d’un magazine en ligne digne de ce nom : il rentrerait alors dans le rang des modèles comme Wikio, sans réelle distinction. Du coup le site Internet de Vendredi (sa partie interactive du moins) se contente d’utiliser la fonction agrégateur d’un bon vieux SPIP open source. Pratique, économique, vive le RSS… Mais oui c’est ça, et si j’avais visé juste : Vendredi, c’est le format papier d’un lecteur RSS, tout simplement. Avec des commentaires et interprétations de journalistes, mais aussi beaucoup de fonctionnalités manquantes. Le logo du journal avec son icone RSS sur le « i » aurait du me mettre sur la voie. C’est d’ailleurs un peu bizarre de la retrouver sur du papier.