Eyfala.. Eyjaquaba.. Bref, LE VOLCAN (sous titre plus pratique) fait très bien le jeu de sa promotion avec plusieurs vidéos où plusieurs personnes tentent de prononcer ce nom de volcan islandais. Si, rappelez-vous, celui là même qui avait bloqué l’aviation européenne pendant quelques temps. Jouant de cet aléa climatique, EYJAFJALLAJOKULL (merci le copié-collé) propose un road trip forcé pour une histoire de famille corsé. Pas aussi réussi qu’UNE PURE AFFAIRE, mais largement de quoi se dire qu’Alexandre Coffre arrive toujours à sortir quelque chose de sympathique de ses comédies.
Suite au nuage de fumée dégagé par Eyjafjallajökull, le ciel européen connaît quelques troubles. Largement de quoi coller au sol deux ex, qui doivent se forcer à voyager ensemble de France en Grèce pour se rendre au mariage de leur fille. Une excuse plutôt réaliste pour une haine réciproque haute en couleurs. Boon et Bonneton s’en donnent à coeur joie au gré des péripéties qui vont se présenter sur leur route, qu’ils s’agissent de coups bas entre eux ou d’évènements extérieurs. Sur ce registre de la comédie populaire qui sort du confort du décor parisien, Coffre s’en donne à coeur joie et livre quelques scènes fascinantes de destruction à deux.
Sans crier au film essentiel, EYJAFJALLAJOKULL fait dans l’efficace. On regrette seulement, au final, que l’ensemble soit assez décousu. Au terme d’un film très bipolaire, Alexandre Coffre s’amuse visiblement de son casting de double stars, leur fait faire un peu tout et n’importe quoi. Passé le cap de la surprise, il a visiblement du mal à relancer la machine pour y trouver l’originalité. Et quand tout part réellement en vrille, on sent l’absence de certaines séquences censées lier l’ensemble. L’intervention de Denis Ménochet, à l’inverse, aussi absurde que drôle, semble un peu catapulter au milieu du film pour lui donner un peu plus de consistances. Sans renouveler sa brillante réussite précédente, Coffre finalise une comédie un peu plus aboutie que les dernières de Dany Boon (la référence actuelle). Mais sans pour autant proposer un spectacle entier.
2.5 / 5