Here comes the devil

Film projeté dans le cadre du PIFFF 2012.

Ah, la joie de découvrir le premier film en compétition, et puis le petit message fort sympathique du réalisateur narrant la beauté d’une coproduction toute américaine… Malheureusement rien ne saura expliquer l’impuissance de ce HERE COMES THE DEVIL a nous convaincre que nous avons affaire ici à un digne prétendant du cinéma d’horreur. Film destiné à son propre auteur, cet essaie américano-mexico-américain est donc une suite inconséquente de scènes inutiles dans un long métrage fondamentalement bâclé. Un court métrage d’étudiants amateurs aurait sans doute plus de choses à dire.

Le prologue nous présente deux jeunes femmes nues s’adonnant aux plaisirs de la chair (péché, sans doute). Voilà, passé cela nous suivrons une famille aux enfants disparus puis retrouvés, dans une maison qui bouge. Avec sa caméra mal tenue, en absence totale de lumière (c’est beau, le dogme), l’auteur de la chose souhaite ardemment y insuffler un érotisme à six centimes d’euros, pour mieux proposer des personnages pervers et aux caractères étudiés. Peine perdue, si on ressent un malaise c’est surtout face à l’immense vide artistique de la chose, film mal fagoté lorgnant plus du côté de la télénovelas de bas étage, ou d’un épisode de Bioman (d’époque).

HERE COMES THE DEVIL, titre bien attentionné, nous aura donc prévenu. Reste un film que tous présentent comme ayant une quelconque qualité de production, voir à regarder. Ni l’un ni l’autre, on espère juste qu’il ne lancera pas un mouvement dans ce sens.

0.5 / 5
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