Là-Haut (Up)

Je vais vous confier un truc: j’aime les films qui font l’unanimité (en bien ou en mal). J’aime quand tous les gens — critiques professionnels, cinéphiles, simples spectateurs — se tiennent main dans la main pour dire « Ce film est une vraie daube ». Ou totalement l’inverse en ce qui concerne Là-Haut

Que voulez-vous, dire du mal de Là-Haut serait renier toute l’essence-même du cinéma: le divertissement, la magie, l’évasion, l’âme d’enfant que l’on tente de perpétuellement sauvegarder et cultiver. On le sait: derrière la machine Disney-Pixar il y a des gens rêveurs à l’imagination débordante capable de faire partager leur passion. Le film qui en découle est — encore une fois, mais là c’est au-dessus des précédentes productions — une brillante réussite tant au niveau technique, esthétique, qu’émotionnel. Là-Haut joue aussi bien sur la corde (sensible) de la famille que de l’humour. Les dix premières minutes qui retracent la vie du couple Ellie-Carl à grande vitesse (je crois que ça dure même moins que dix minutes) nous confrontent à notre propre réflexion sur l’existence et la mort. Ensuite il faut se remettre et rentrer de plain-pied dans l’aventure principale où le vieux Carl, désormais seul, décide d’effectuer le voyage pour lequel il avait fait une promesse à son épouse.

Inutile d’en raconter tellement plus, vous avez vu la maison avec les ballons, vous avez vu qu’il y a un jeune scout, ainsi qu’un gros oiseau et même des chiens (qui parlent; très bon le coup des chiens qui parlent, vraiment). Là-Haut est un film court, presque une histoire à raconter à ses petits-enfants avant de dormir, une douce fable où pour une fois chacun trouvera le message qu’il souhaite en retirer, Disney-Pixar n’ayant pas insisté sur une morale particulière. Un très grand cru, indéniablement.

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