Le Crocodile du Botswanga

Après le succès surprise de CASE DEPART, son trio d’auteur a du se dire qu’il fallait rapidement tourner un deuxième film, histoire de bien en profiter. Si ce CROCODILE… est loin d’égaler la réussite du premier (qui, avouons le, méritait son box office), on reste sur les mêmes thématiques. Gentille satire sur le racisme et le français de souche, humour bas de gamme mais assez attachant, nonchalance des comédiens, ce sont bien Fabrice Eboué et Thomas Ngijol qui sont de retour.

LE CROCODILE DU BOTSWANGA suit les pas d’une star du ballon rond (oui, football) qui revient sur ses terres d’origines saluer la mémoire de sa mère défunte, tout en devenant un enjeu politique entre un dictateur idiot (Ngijol) et son agent un poil véreux (Eboué). Passé le principe de base, soit se moquer du communautarisme avec ironie et un degré divers selon les situations, on découvre un film moins abouti mais toujours aussi piquant. De moins bonne facture techniquement (le précédent jouait avec plus d’audace sur le décalage mais aussi les moyens mis en oeuvre), ce CROCODILE conserve son humour pour moins s’inquiéter des détails.

Il en reste heureusement quelques audaces d’humour douteux, ce qui change un peu, plaçant le travail d’Eboué et Ngijol dans la lignée (mais assez loin) des films où la satire est plus finement ciselée (on pense à OSS 117 au meilleur des cas). Bref, voir un film où un dictateur africain est fier d’avoir fait son armée en Bavière, avec toutes les idées qui suivent, ça fait rire. Tout le monde ?

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