Shadow dancer

Film projeté dans le cadre du Festival des Arcs 2012.

Dans le domaine des films d’espionnage psychologique, on avait eu droit à LA TAUPE en début d’année, qui avait remporté tous les suffrages et à juste titre. Ce SHADOW DANCER, assez attirant sur la forme, ne fait malheureusement pas jeu égal, la faute à une histoire déjà traitée et une absence de vraie originalité malgré quelques surprises.

Dans SHADOW DANCER, Clive Owen manipule avec humanité (et quelques moyens de pression) une terroriste de l’IRA pour faire tomber ses frangins. Belle idée, qui part alors sur un jeu de chat et de souris entre plusieurs menaces (les frères, l’IRA, le gouvernement britannique, les SAS…) pour mieux nous promener sur 1h40 de film jusqu’au dénouement final. A défaut d’offrir un véritable rythme haletant, ce DANCER parvient à tenir l’ensemble sans coup férir, offrant une histoire à plusieurs points de vue qui nous fait hésiter sur les évènements à venir. Les dernières minutes sont alors de vraies aubaines pour nous surprendre, alors qu’on continue à réfléchir sur ce qu’il se passe.

Un contexte connu (un sujet déjà traité à plusieurs reprises) pour une mise en forme convenu mais efficace, SHADOW DANCER n’offre pas beaucoup plus. Difficile dès lors d’en garder un réel souvenir, même si la séance a filé sans vraiment s’ennuyer.

2 / 5