Film projeté dans le cadre du Festival des Arcs 2012.
Docu-fiction ou fiction documentée, KINSHASA KIDS veut jouer la carte du multi-genre (si ça existe) pour mieux nous plonger dans la réalité des rues de la capitale de la République Démocratique du Congo, celle des enfants des rues, livrés à eux-mêmes et déterminés à exister. Si le film prend toute sa force de son sujet, la forme en elle-même dérive largement pour hésiter. Docu ou fiction?
Du documentaire, KINSHASA KIDS en reprend les codes. Caméra embarquée par l’histoire, faux/vrais plans pris à la sauvette, découpage abrupt et personnages très libres. De cette bande de gamins, vivant au quotidien dans les rues boueuses de Kinshasa, on retient l’énergie, la volonté de s’élever socialement et le mirage du monde occidental. Un souhait qui passe par l’éducation et l’argent, les nœuds évidents du problème qui les poussent à imaginer des projets qui leur permettront de s’évader du monde des rues, là où ils sont rejetés par leur société.
Et tout passe par la musique. De cette situation, le réalisateur belge oscille entre reportage sur un projet de concert, la vie musicale locale et l’animation culturelle, et puis des scènes plus courtes, plus rythmées, tout aussi colorées sur le quotidien. Un mélange des styles qui chahute un peu le récit, ne sachant trop où nous positionner. La confrontation des éléments documentés et des parties de fiction essoufflent le récit qui perd en intensité.
2 / 5