Star Trek sans limites, 3e opus kitsch pour les 50 ans de la franchise

On voulait y croire, mais la reprise de la franchise STAR TREK par Justin Lin aurait bien fait un furieux effet. Le monsieur qui a précédemment et principalement oeuvré sur la saga FAST & FURIOUS (volets 3, 4, 5 & 6) colle à l’esthétique précédente en y apportant son grain de sel, sans sembler y être très à l’aise. Pas forcément aider d’un scénario aux dialogues alignés comme des punch-lines (sans grands effets), le film s’en sort sur quelques séquences d’action bien senties sans retrouver l’intelligence des opus précédents.

L’espace, la frontière, la Fédération, le carnet de bord du Capitaine, nous voilà reparti pour un tour dans l’espace avec Kirk et ses amis, trois ans après le deuxième volet. On passe les problématiques personnelles évacuées assez rapidement (y compris le traumatisme de la perte du Commander Spock, hommage soigneusement glissé à Leonard Nimoy), nous voilà face à un nouvel ennemi violent et déterminé. On oublie cette fois la Terre, le reboot (ou réalité parallèle) STAR TREK assume son origine et nous détaille une histoire sur une planète hostile, où chacun des membres d’équipage de l’Entreprise devra survivre, se regrouper et trouver une solution pour s’en sortir tout en sauvant de jolies extraterrestres au milieu de décors kitsch. Oui, ça rappelle la série, et oui ça pourrait être un joli hommage si ça n’oubliait pas les efforts faits depuis 2009 pour moderniser et dynamiser la franchise.

Ici Kirk est devenu adulte, toujours courageux mais beaucoup moins drôle. Le reste de l’équipage ne dispose plus vraiment d’espace d’expression, et le méchant (un Idris Elba finalement très anonyme sous son masque) se retrouve rapidement reléguer au rang d’excuses dans une succession de séquences d’action illisibles. Finalement revenu à une formule basique, STAR TREK SANS LIMITES semble freiner ses ambitions à se ré-inventer. Dommage, la saga continue de nous proposer un univers très riche visuellement, qui se heurte à une réalisation brouillonne de Justin Lin, et un scénario qui substitue de la science fiction décomplexée au profit d’un film d’action aux vannes un peu lourde.

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