Après un Silent Alarm brillant et un A Weekend In The City désastreux, que pouvait nous réserver Bloc Party avec Intimacy ? Du moyen…
Hmmm, pochette aguicheuse. Mais le contenu musical l’est moins. Au fil du temps la voix de Kele Okereke a fini par m’énerver là où avant elle faisait mon bonheur, la faute à un manque de renouvellement. Du coup évidemment, on cherche une compensation dans la musique. Malheureusement, elle n’est pas présente partout, cette compensation. Et surtout pas sur le titre d’ouverture, Ares, qui n’a rien d’engageant pour célébrer des retrouvailles. Ensuite, c’est l’accalmie, je dirais même la bonne partie du disque : l’enchaînement Mercury – Halo – Biko. Du Bloc Party correct voire bon même si ce n’est pas forcément évident dès la première écoute (je pense justement au single, Mercury). Baisse de rythme progressivement ensuite avec Trojan Horse, Signs (malgré un joli côté calme bienvenu), et One Month Off qui sonne clairement comme du Bloc Party déjà entendu.
Après, c’est le décrochage total. Zephyrus ? Je cherche toujours l’intérêt dans ce titre. Talons ? Pas mal. Puis le trou noir, jusqu’à… la dernière piste, Flux. Incroyable mais vrai, c’est pour moi la meilleure piste de l’album, oserais-je rajouter « de loin ».
Alors du coup, on reste perplexe. Tout paraissait simple à chroniquer, mais ce dernier titre sème le doute. Et si tout n’était pas perdu ? Et si il annonçait le retour de Bloc Party ? Intimacy serait alors un album moyen mais plein de promesses.
2 / 5