Razorlight – Slipway Fires

Razorlight. Deux albums, deux réussites, dont un énorme succès commercial pour le deuxième, même si je préfère toujours Up All Night (et son génial Golden Touch). Razorlight revient avec un troisième album, Slipway Fires, et je suis à nouveau conquis.

Dès le début d’ailleurs, l’album s’ouvre sur de très bonnes pistes, Wire to Wire ou You And The Rest. Les fans de Razorlight trouveront facilement le style qui leur a permis de se faire un nom, avec Tabloid Lover, Burberry Blue Eyes, Monster Boots

La nouveauté, on la constatera avec des pistes à la fois simples et imparables, mais assez inhabituelles pour le groupe : North London Trash et sa rythmique implacable, la douce 60 Thompson, ou le dernier titre The House qui malheureusement n’aura pas l’envolée d’un Los Angeles Waltz sur le précédent album mais qui reste assez prenant (et idéalement placé en clôture).

Sans prise de tête donc, Razorlight poursuit son chemin avec efficacité. L’inspiration semble toujours présente chez Johnny Borrell et sa bande, avec cette facilité pour enchaîner les titres, aussi bien ceux qui seront lancés sur les ondes que ceux qui resteront réservés à l’intimité d’un salon. Car on trouve de tout, chez Razorlight; Slipway Fires en est une nouvelle preuve. C’est bien un signe de talent.

3.9 / 5