Blur – Théâtre romain de Fourvière – 05/07/09

blur-lyon-fourviereC’est dans le cadre exceptionnel du théâtre antique de Fourvière à Lyon que s’est déroulé un concert tout aussi exceptionnel. Après huit ans de séparation entre Graham Coxon et le reste du groupe, Blur se reformait en 2009 et sa date unique en France allait combler de bonheur les nombreux fans à avoir fait le déplacement pour ce moment déjà qualifié d’historique. Après nous être d’abord installés dans les gradins (où la vue était superbe, quel que soit l’endroit, sans parler de l’acoustique impeccable) avant le début du concert, c’est finalement dans la fosse que nous allions vivre le moment, c’est-à-dire « pleinement ». Après tout, avec autant d’attente, il s’agissait de ne pas en rater une goutte (de sueur) et de s’offrir de véritables secousses, à trois mètres de la scène.

Et la soirée fut à la hauteur de l’affiche. Voir Damon Albarn et Graham Coxon réunis n’aura pas laissé l’émotion nous gagner très longtemps, car le concert allait démarrer en trombe avec She’s So High (puis Girls And Boys) et ne plus nous laisser penser à autre chose par la suite.

Albarn, véritable harangueur de foule (bien que fatigué par les précédents concerts britanniques) usait de son charisme pour mettre le public dans sa poche, avec une fosse déjà toute conquise et des gradins qui allaient finir par se chauffer au fil de la soirée. On a ainsi vu le chanteur arpenter la scène de long en large pendant tout le concert, slammer par deux fois, jouer avec un mégaphone ou encore arroser copieusement la fosse brûlante.

Si la setlist aura alterné allègrement les différents registres du groupe sans véritablement jouer la carte de l’originalité par rapport aux concerts précédents, elle comportait ses grands moments qui restent dans les mémoires : l’enchaînement Beetlebum / Out Of Time, celui encore plus fort de Coffee and TV / Tender / Country House, et bien sûr la fin de set principal ponctué par un magnifique This Is A Low.

Le premier rappel n’allait pas être en reste, bien que Popscene et Advert ne soient pas forcément les titres les plus appropriés pour revenir. Mais en réalité, ils annonçaient surtout le dantesque Song 2 amorcé d’abord seulement par la batterie et le public, accélérant peu à peu le rythme et les « whooh-hooh » pour lancer l’un des moments magiques du concert avec son festival de coussins en l’air (coussins prêtés à l’entrée pour prendre soin des postérieurs du public assis sur les gradins en pierre).

hey! je suis sur la vidéo, du coup!

Le second rappel allait mettre définitivement un point d’orgue à ce sensationnel moment, en enchaînant Death of a Party, For Tomorrow et The Universal, titres dont on ne rend pas forcément compte du potentiel live à l’écoute du récent best-of Midlife mais qui ont ponctué brillamment un concert sans faute. Epuisés, trempés (mais pas par la pluie) et surtout comblés, la fosse s’éclaircissait doucement et chacun, en reprenant ses esprits, prenait aussi conscience de la préciosité de ce qu’il venait de vivre. C’est vrai que le cadre y était pour beaucoup. Un grand groupe, un grand concert, pour un moment qui restera longtemps gravé dans la mémoire des chanceux qui auront pu y assister.

Mise à jour : une autre photo bien sympa depuis la scène.
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Galerie : quelques photos prises depuis la fosse.

Damon Albarn - Blur - FourvièreDamon Albarn - Blur - FourvièreAlex James - Blur - FourvièreDamon Albarn - Blur - Fourvière